Les turpitudes d'un poète unipolaire

Essais poétiques

Dragon noir profil 1

Des ténèbres à la lumière

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Des ténèbres à la lumière

 

Nature

Nature

Puisque des hommes ont le vertige
Que la terre est en panique
Plus rien ne s’illumine
A part des êtres plein de bêtise
Détruisant tout sur leur passage
Et se prenant pour des sages

Douleur

Douleur

On n’enterre pas ses souvenirs
Pas plus que les rires
Qu’on ne jette dans les abîmes
Tous les tracas de la vie
C’est cela qui nous abîme

Descente

Descente

Je renoue avec le passé
La descente est amorcée
Une chute qui va tout dévaster
Sur le chemin tout emporter
Ma mémoire commence à se figer
On n’enterre pas ce qui l’est déjà

Les autres

Les autres

Depuis que je marche
Dans ces entrailles immondes
J’ai vu tant d’êtres égarés
Des gens paumés
Marchant sans s’en rendre compte
Sur des âmes déchirées

Orage

Orage

Depuis combien de temps
J’erre sur cette terre
A me demander où mène le vent
Il me parait si turbulent
Il n’était pas comme ça avant

Nomade

Nomade

Où veux-tu que je sois
Là tu n’y es pas
Qui veux-tu que je sois
Je ne suis plus rien sans toi
Je te cherche en vain
Je partirai avec les nomades
Peuple du monde

Combat

Combat

Le soleil vient de se coucher
Ce fut une drôle de journée
J’en suis encore tout bouleversé
Jamais je n’aurais pu imaginer
Qu’à cette heure ils viendraient
Me chercher pour me ramener
La descente est vraiment longue
Je m’accroche aux parois

Photos

Photos

Les yeux rivés Sur les photos
J’essaie de me rappeler
Ces jours où il faisait beau
Les étés chauds
De l’odeur du soleil
Qui se mélangeait à celle du miel

Leçon

Lecon

Qu’est-ce qu’elle m’a appris ?
Que nous ne sommes rien
Quel que soit notre chemin
Un matin je me lève
Et je vais à terre
Le nez dans la poussière
Pourtant j’étais sûr d’elle

Deux amis

Deux amis

Nous étions deux amis
Accompagnés dans notre enfance
Toi tu n’avais pas eu de chance
Ta maman était loin, même si elle était en France

Espoir

Espoir

Même le temps passé
N’a pas suffi à oublier
Ces années écoulées
A me demander pourquoi
On me montre du doigt
Qui faut-il que je crois
Que faut-il que je sois

Silencieux

Silencieux

Il s’en est fallu de peu
Pour que je parte un petit peu
Il s’en est fallu de peu
Que je me meurs à petit feu
Il s’en est fallu de peu
Maintenant je vis pour deux

Pourtant

Pourtant

La nuit est à moi
La nuit est en moi
Je regarde derrière
Je scrute le ciel
Tout parait si calme
Pourtant

Le temps

Le temps

Le temps de l’insouciance est parti avec toi
Il t’a pris sans détour à la croisée des chemins
Sans prévenir d’un seul coup il t’a attrapé la main
Il faut être fou mais la vie ce n’est pas rien
C’est toujours sans retour qu’il est ce chemin
Je n’irai pas de suite car je ne suis pas sur ma fin

Mort subite

Mort subite

Tu as quatre mois
Tu es un bébé
Tu n’as que quatre mois
Et tu viens de décéder
De la mort subite
La vie n’est pas subtile

Souvenirs

Souvenirs

Je suis assis par terre
Le nez dans la poussière
Je ne sais plus l’heure qu’il est
Je suis sur la terre ferme
Et pourtant je navigue
Dans mes pensées troublées

Discussion

Discussion

Je m’assois sur un banc
Je crois que tu es là
Je peux te sentir, te toucher
Et puis même te parler
On se rappelle comme si c’était hier

Renaissance

Renaissance

 La vie m’a appris
Ce que c’est d’être malheureux
Le cœur saignant
A pleurer tout le temps
A prendre mes distances
Avec ce monde en transe

Clé de sol

Cle de sol

Il y a cette musique qui résonne dans ma tête
C’est un air dont je ne peux me défaire
Impossible pour moi de m’y soustraire
Je ne sais pas pourquoi elle me rappelle à toi
Depuis que tu es partie j’écoute cette musique

La bulle

Bulle

Je me démène pour sortir de ma bulle
Celle-là n’est pas de douceur
Dedans c’est la terreur
Je ne suis pas seul à l’intérieur
Il n’y a pas de bonheur
Rien que des horreurs