Ma tête est un champ de mines
Qui s’enfonce dans les abîmes
Je me lève je joue je tire
Mais à la fin c’est moi qui perds
Je ne sais pas quel sortilège
Mais je suis pris au piège
Je vous écris aujourd’hui
Pour que vous sortiez de ma tête
Comme une empreinte indélébile
Incrustés vous êtes
Je ne vous ai pas invité
Et pourtant vous restez
Je voudrai vous chasser
Mais vous êtes tenaces
Et agglutinés
Dans ce brouillard épais je navigue à vue
J’ai en moi toute cette déconvenue
Qui hante mes nuits et me fait arpenter les rues
Personne ne me voit personne ne m’a vu
Quand l’aube ressurgit je rentre chez moi
Avec le temps et ma détresse
S’ajoute le fardeau de mes peines
Je traverse avec tristesse l’étendue de ces plaines
Pourtant l’espoir coule encore dans mes veines
Et si je souris c’est pour cacher ma haine
J’aurais voulu pouvoir leur dire
Que tout ceci est irréel
Et qu’en fermant les yeux
Tout devient plus merveilleux
Mais la bête est bien réelle
Et elle entraîne avec elle
Mes rires et même mes peines
Toujours glisser
Toujours se vautrer
Toujours tomber
Pour mieux se relever
Pour mieux s’élever
Pour mieux partir
Partir ici
Partir là-bas
Partir en vrai
Il est loin le temps de mon insouciance
Celui où je partais dans tous les sens
Aujourd’hui le seul endroit où je vais
C’est dans les bas-fonds de mon être
Là où personne d’autre que moi ne peut aller
Et venir pour me libérer
J’avais tant de choses à te dire
Tant de choses à te montrer
Et tellement à partager
Si seulement le temps S’était montré plus clément
Nous aurions pu faire tout cela ensemble
A quoi ça rime tout ça
On se bâtit un avenir
Mais c’est un château de cartes
Au moindre courant d’air
Tout retombe à terre
On se dit que tout va bien
Faut pas effrayer son prochain
Le printemps est terminé
Avec lui tu t’en es allée
J’aurai voulu t’accompagner
Pour ne pas te laisser
Mais je n’ai pu décider
Je ne suis qu’un écolier
Écolier de la vie