Les turpitudes d'un poète unipolaire

Dis moi

dragon-noir Par 0

Dis moi

hey, Dis-moi,
J'voudrais savoir.
Pourquoi tu m'aimes ? hein
Oui, pourquoi tu m'aimes ?

C'est pas que j'ai des doutes.
Mais, j'me demande bien,
C'que tu peux m'trouver.
Parce que moi, j'ai essayé.
J'n y suis jamais arrivé.
J'ai fini par laisser tomber.

J'ai beau écrire ma noirceur,
Sur des bouts d'papiers.
On m'dit que c'est pour m'soulager.
Mais, J'vois toujours pas d'couleurs.
Sauf quand je plonge dans ton regard.
Le monde me semble moins hagard,
Alors, je ferme les yeux et je m'égare.
Dans les méandres du hasard.

On nous construit une vie,
Faite de rêves et d'envies.
On nous espère même l'apothéose,
Des contours marbrés de roses.
Aux cris des slogans, Allez, vas-y Ose !

Mais en fait, tu sais tout ça,
Oui, tu sais tout ça là.
Ca compte pas !
Le costume qu'on voudrait que tu portes,
Pour pouvoir te mettre dans une case.
Arrache le putain !
Les medoc qu'on te file, pour qu'tu supportes,
Leurs conneries à tous ces nazes.
Recrache-les bordel !
Recrache-les !
Et leurs strass et leurs paillettes,
Pour pas que tu tournes la tête.
Des fois que tu vois toute la merde autour.
La vie vaut le détour mais ne suit pas juste les contours.

Tant pis s'il n'y a pas de demain.
On attendra le jour suivant.
Parce qu'aujourd'hui on se tient la main,
Et j'ai juste envie de te regarder.

Peu importe si je disparais demain.
Sans que mon art soit à la postérité.
Parce qu'aujourd'hui on se tient la main,
Et j'ai juste envie de te regarder.

 

Eleanor Smith de Pixabay

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