Les turpitudes d'un poète unipolaire

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Derrière le mur, il y a les hyènes

Derriere le mur il y a les hyenes

Il y a ces murs qui emprisonnent,
Entre les peut-être et les jamais.
Des murs sur lesquels on crayonne,
Les dessins de toutes nos plaies.

De soie et de douleur

De soie et de douleur

Je n'ai qu'cette faculté
S'il vous plaît m'la r'tirez pas
Je n'veux pas décrier
Mais juste vider mon encrie

Voyage en terre colorée

Voyage en terre coloree

Je veux de la couleur
Des oiseaux migrateurs
Une trêve pour mon cœur
Du beau à toutes heures

Nuit de gouffre

Nuit de gouffre

Comme le ciel est lourd,
Presque, il vous étouffe.
Quand l'esprit s’engouffre,
Aux pleurs des sentiments,

Mal au monde

Mal au monde

J'regarde la lune, j'ai mal au monde.
Comme une blessure, bien trop profonde.
En haut des dunes, les nuages plombent,
Et cette odeur nauséabonde.

Le jardin profondeur

Jardin profondeur

Il y a dans le cœur
Un jardin profondeur
Une terre sacrée
A la douleur enracinée

Comme une douce parenthèse

Comme une douce parenthese

Je me perds à chercher les réponses
A des questions qui n'en sont pas
Une évidence que l'on renonce
Une oasis dans le Sahara

Elle me suit même le jour

Elle me suit meme le jour

Elle vient souvent me trouver
Dans les entrailles de mes silences
Elle n'éprouve aucune pitié
Au chevet de mes souffrances

Juste une vie avec toi

Juste une vie avec toi

Sous tes yeux il y a ces perles
Larmes de maux trop vieux
Comme une vague qui déferle
Un raz de marée silencieux

Les barbelés du printemps

Les barbeles du printemps

Le silence recouvre les larmes
De son voile d’indécence
J'ai rendu les armes
Au pied de ma potence

De la cime aux abîmes

De la cime aux abimes

J'ai cru toucher la cime
Et j'ai plongé dans les abîmes
Un jour peut-être je comprendrai
Les vies qu'on dessine à la craie

De mal en âme

De mal en ame

Je la sens qu'elle me blâme
Elle n'a pas la couleur de mon regard
Beaucoup trop d'idées noires
A plus ne vouloir y croire

Lettres mortes

Lettres mortes

Sombrent les perles du temps
Dans le brouillard givrant
La rivière des ans passant
Qui s'éloignent tranquillement

Fleurs d'hiver

Fleurs d hiver

Dans mon jardin perdu
La nuit je veille sur mes fantômes
La lune dans le creux de mes paumes
Je déambule le cœur fendu

Promenades d'infortunes

Promenades d infortunes

S'estompe le silence
Dans la nuit qui s'en va
Le jour en délivrance
De mon rêve abyssal
Me sort de mes errances
Au matin qui s'installe

Dis moi

Dis moi

hey, Dis-moi,
J'voudrais savoir.
Pourquoi tu m'aimes ? hein
Oui, pourquoi tu m'aimes ?

Fleurs d'avril

Fleurs d avril

Plus rien ne pousse
Pas même les fleurs
Au fond du blues
S'échoue mon cœur

Il est des jours comme ça

Il est des jours comme ca

Le vide au bout des doigts
Je me pends à tes rêves
Quand les miens se noient
Au bord de la grève

Quand le rideau tombera

Quand le rideau tombera

Partir main dans la main
Dans un soir sans lendemain
Quand les années écoulées
Auront fini de nous user

Moments perdus

Moments perdus

Il est des moments tu sais
Il est des moments perdus
Où l'on regarde ses plaies
Entre tristesse et amertume