Derrière le mur, il y a les hyènes
Il y a ces murs qui emprisonnent, Entre les peut-être et les jamais. Des murs sur lesquels on crayonne, Les dessins de toutes nos plaies.
De soie et de douleur
Je n'ai qu'cette faculté S'il vous plaît m'la r'tirez pas Je n'veux pas décrier Mais juste vider mon encrie
Voyage en terre colorée
Je veux de la couleur Des oiseaux migrateurs Une trêve pour mon cœur Du beau à toutes heures
Nuit de gouffre
Comme le ciel est lourd, Presque, il vous étouffe. Quand l'esprit s’engouffre, Aux pleurs des sentiments,
Mal au monde
J'regarde la lune, j'ai mal au monde. Comme une blessure, bien trop profonde. En haut des dunes, les nuages plombent, Et cette odeur nauséabonde.
Le jardin profondeur
Il y a dans le cœur Un jardin profondeur Une terre sacrée A la douleur enracinée
Comme une douce parenthèse
Je me perds à chercher les réponses A des questions qui n'en sont pas Une évidence que l'on renonce Une oasis dans le Sahara
Elle me suit même le jour
Elle vient souvent me trouver Dans les entrailles de mes silences Elle n'éprouve aucune pitié Au chevet de mes souffrances
Juste une vie avec toi
Sous tes yeux il y a ces perles Larmes de maux trop vieux Comme une vague qui déferle Un raz de marée silencieux
Les barbelés du printemps
Le silence recouvre les larmes De son voile d’indécence J'ai rendu les armes Au pied de ma potence
De la cime aux abîmes
J'ai cru toucher la cime Et j'ai plongé dans les abîmes Un jour peut-être je comprendrai Les vies qu'on dessine à la craie
De mal en âme
Je la sens qu'elle me blâme Elle n'a pas la couleur de mon regard Beaucoup trop d'idées noires A plus ne vouloir y croire
Lettres mortes
Sombrent les perles du temps Dans le brouillard givrant La rivière des ans passant Qui s'éloignent tranquillement
Fleurs d'hiver
Dans mon jardin perdu La nuit je veille sur mes fantômes La lune dans le creux de mes paumes Je déambule le cœur fendu
Promenades d'infortunes
S'estompe le silence Dans la nuit qui s'en va Le jour en délivrance De mon rêve abyssal Me sort de mes errances Au matin qui s'installe
Dis moi
hey, Dis-moi, J'voudrais savoir. Pourquoi tu m'aimes ? hein Oui, pourquoi tu m'aimes ?
Fleurs d'avril
Plus rien ne pousse Pas même les fleurs Au fond du blues S'échoue mon cœur
Il est des jours comme ça
Le vide au bout des doigts Je me pends à tes rêves Quand les miens se noient Au bord de la grève
Quand le rideau tombera
Partir main dans la main Dans un soir sans lendemain Quand les années écoulées Auront fini de nous user
Moments perdus
Il est des moments tu sais Il est des moments perdus Où l'on regarde ses plaies Entre tristesse et amertume