Fleurs d'hiver
Dans mon jardin perdu La nuit je veille sur mes fantômes La lune dans le creux de mes paumes Je déambule le cœur fendu
Promenades d'infortunes
S'estompe le silence Dans la nuit qui s'en va Le jour en délivrance De mon rêve abyssal Me sort de mes errances Au matin qui s'installe
Dis moi
hey, Dis-moi, J'voudrais savoir. Pourquoi tu m'aimes ? hein Oui, pourquoi tu m'aimes ?
Fleurs d'avril
Plus rien ne pousse Pas même les fleurs Au fond du blues S'échoue mon cœur
Il est des jours comme ça
Le vide au bout des doigts Je me pends à tes rêves Quand les miens se noient Au bord de la grève
Quand le rideau tombera
Partir main dans la main Dans un soir sans lendemain Quand les années écoulées Auront fini de nous user
Moments perdus
Il est des moments tu sais Il est des moments perdus Où l'on regarde ses plaies Entre tristesse et amertume
Sous les pavés, les roses
Qu'ils sont tristes les sourires Dans les bras de nos silences Quand le cœur bat de nos soupirs Comme seul rythme pour sa danse
Promenade en terre obscure
Flirt dans la nuit obscure Se réveillent les blessures Je cherche le bleu azur Entre les points de suture
La symphonie des maudits
Il y a des brouillards dans la nuit Entre ces murs qui m’emprisonnent Un lieu à la sueur des maudits Au milieu de l'orage qui détonne
Moi ou moi
Pensant qu'il s'prenait pour le roi, De mon esprit et de mon toit. Un soir, au fond des bois, J'ai enterré mon autre moi.
Mon amour
Mon amour, Pardonne-moi, si je n'ai su Refermer tes vieilles blessures. Invisible et sans suture. Laissant le cœur à nu.
Les larmes du soleil
Le plaisir et l'envie D'un écrin trop fragile Au chemin de mes nuits Tu étais celle qui brille
La pureté du ruisseau
Tes rêves ont disparu Dans l'horizon des faux semblants Tes yeux ont éteint la lune Et le soleil a foutu le camp
Toucher la cible
Il est des ruisseaux perdus Entre brume et amertume Des morceaux de vies arrachées A l'écume de nos pensées
Au bleu de tes yeux
Je me pose au silence de tes yeux Quand les étoiles baissent leur feu Le ciel s'éteint devant la douceur de ton bleu
Mélodie déconvenue
La sombre mélodie Dans le silence de la nuit M'emporte et me séduit Aux portes de l'oubli
Le jardin des fleurs maudites
Il est un jardin tu sais A la figure du condamné Où l'amour est éternel Mais les fleurs y sont damnées
Cendres et poussières
Je ne suis qu'une parenthèse Dans un texte sans lettre Ma propre antithèse Qui cherche son par être
Flots et écume
J'ai pris la mer Au cœur de marécage Sombre et austère Détruisant mes ancrages