Moments perdus
Il est des moments tu sais Il est des moments perdus Où l'on regarde ses plaies Entre tristesse et amertume
Sous les pavés, les roses
Qu'ils sont tristes les sourires Dans les bras de nos silences Quand le cœur bat de nos soupirs Comme seul rythme pour sa danse
Promenade en terre obscure
Flirt dans la nuit obscure Se réveillent les blessures Je cherche le bleu azur Entre les points de suture
La symphonie des maudits
Il y a des brouillards dans la nuit Entre ces murs qui m’emprisonnent Un lieu à la sueur des maudits Au milieu de l'orage qui détonne
Moi ou moi
Pensant qu'il s'prenait pour le roi, De mon esprit et de mon toit. Un soir, au fond des bois, J'ai enterré mon autre moi.
Mon amour
Mon amour, Pardonne-moi, si je n'ai su Refermer tes vieilles blessures. Invisible et sans suture. Laissant le cœur à nu.
Les larmes du soleil
Le plaisir et l'envie D'un écrin trop fragile Au chemin de mes nuits Tu étais celle qui brille
La pureté du ruisseau
Tes rêves ont disparu Dans l'horizon des faux semblants Tes yeux ont éteint la lune Et le soleil a foutu le camp
Toucher la cible
Il est des ruisseaux perdus Entre brume et amertume Des morceaux de vies arrachées A l'écume de nos pensées
Au bleu de tes yeux
Je me pose au silence de tes yeux Quand les étoiles baissent leur feu Le ciel s'éteint devant la douceur de ton bleu
Mélodie déconvenue
La sombre mélodie Dans le silence de la nuit M'emporte et me séduit Aux portes de l'oubli
Le jardin des fleurs maudites
Il est un jardin tu sais A la figure du condamné Où l'amour est éternel Mais les fleurs y sont damnées
Cendres et poussières
Je ne suis qu'une parenthèse Dans un texte sans lettre Ma propre antithèse Qui cherche son par être
Flots et écume
J'ai pris la mer Au cœur de marécage Sombre et austère Détruisant mes ancrages
Par la fenêtre
Regarde amour, par la fenêtre, La neige tombe, sur le jardin de tes hivers. Et les flocons se collent à tes paupières, Pour assoupir tes plus beaux rêves.
Peu importe
Peu importe ce qui se passera demain Que je tombe dans le néant Ou que je crève de faim
Paraît qu'tout a un sens
Paraît que comme une évidence Tout s'explique tout a un sens La douleur qui vous tance L'angoisse et sa danse
Déclaration
J'aurais voulu t'aimer Sans chaînes ni barbelés Là où les amants se baignent Au ruisseau des libertés
Nuits d'errances
Dans les bras de la nuit Quand le regard s'enfuit Le silence se fait bruit Je sombre au fond du puits
Chemin d'automne
J'ai fait pleurer les fleurs A la croisée des ch'mins Au cri de la terreur Des jours incertains