Le jardin des fleurs maudites
Il est un jardin tu sais A la figure du condamné Où l'amour est éternel Mais les fleurs y sont damnées
Cendres et poussières
Je ne suis qu'une parenthèse Dans un texte sans lettre Ma propre antithèse Qui cherche son par être
Flots et écume
J'ai pris la mer Au cœur de marécage Sombre et austère Détruisant mes ancrages
Par la fenêtre
Regarde amour, par la fenêtre, La neige tombe, sur le jardin de tes hivers. Et les flocons se collent à tes paupières, Pour assoupir tes plus beaux rêves.
Peu importe
Peu importe ce qui se passera demain Que je tombe dans le néant Ou que je crève de faim
Paraît qu'tout a un sens
Paraît que comme une évidence Tout s'explique tout a un sens La douleur qui vous tance L'angoisse et sa danse
Déclaration
J'aurais voulu t'aimer Sans chaînes ni barbelés Là où les amants se baignent Au ruisseau des libertés
Nuits d'errances
Dans les bras de la nuit Quand le regard s'enfuit Le silence se fait bruit Je sombre au fond du puits
Chemin d'automne
J'ai fait pleurer les fleurs A la croisée des ch'mins Au cri de la terreur Des jours incertains
Seul sur le ring
Comme un boxeur au bout d'son round On se retrouve à genoux Au bord d'une falaise Remplie de je n'sais pas Et aussi de peut-être
Bidonville
Je suis né dans une maison De palettes et de cartons Avec comme seul horizon La ville et ses bidons
Les mots dits
A ma plume qui se trempe Dans les sanglots du temps Quand la nuit m'entreprend Par un brouillard tombant
Eclosion
Ô toi jolie fleur des anges maudits Qui a éclos aux larmes d'un ciel gris A la traînée des poussières du temps Vole vole quand tourbillonne le vent
Lâche la rampe
hey ! Tu sais quoi ? Vas y, lâche la rampe. Mais lâche la rampe putain ! Ferme les yeux et crois en toi. Comme moi j'crois en toi Saute et envole-toi
Et puis...
De mes mains ont filé Le reste de mes rêves Un chemin oublié Pour partir à conquête D'un ciel bleu à r'trouver
Pluie de cendres
Regarde, dehors il pleut. Tes anges pleurent, La tristesse de tes yeux.
Emmuré
Il y a ces murs qui emprisonnent Sans ciment et sans parpaing Et ces cris qui résonnent Sans décibel le son du rien
Endormie
Je t'ai souri, je t'ai hurlé. Je t'ai pleuré et murmuré. Je t'ai cherchée t'croyant paumée, Même au milieu de mes pensées, Sombres et désenchantées.
Les maux du temps
Il est des moments oubliés Aux lèvres du silence Comme une fleur damnée Dont on en cherche le sens
Perdition
Je suis parti si loin A vouloir me chercher j'ai tant changé d'chemin Que je m'suis égaré