Névrose au bois dormant
Je souffle sur la braise Y a qu'là où ch'ui à l'aise Ma plume dans les remous Mon âme au fond du trou
Poussière
Tant de poussière sur mon chemin Je perçois à peine le bout d'ma main Comment croire en son destin Dans ce labyrinthe sans fin
Merde à demain
J'aurais aimé t'aimer Dans la douceur d'une vie Où tout semble facile Et que rien n'est impossible
J'aurais voulu
Seul le silence comme horizon Au milieu d'la toile de fond Le peuplier se tord et rompt Comme une retraite un abandon
J'aurais dû
Oui c'est vrai je n'ai pas su Ou peut-être pas voulu Te dire au revoir Quand elle est venue te voir
Implosion
Tu rêvais de voir fleurir A la cime des nuages Les fleurs solidaires Des cœurs en partage
Peu importe le temps
De tes soupirs de tes larmes Quand les sanglots sont de mise Tu peux rendre les armes Rien ne nous divise
Les rêves au large
Je serai sur le port ce soir Voir mes rêves prendre le large Du bout de la jetée Là où l'horizon est mort né
Lourdeurs
Les silences de la mémoire Hurlent nos souvenirs Du fond de la nuit noire Le vide nous attire
Clair de lune
Ô sombre clair de lune Qui n'éclaire plus ma plénitude Qu'ai-je fait à ton astre Pour qu'il brise le palastre
Floraison
Au fond des larmes Les lames de fond Sans fondre la glace La rose perd grâce
Mon monde troublant
Il y a des jours Et ma plume le sait L'encre ne court Seul le silence erre
Petit ange
Je pense à toi mignonne Aux larmes quand je vois ta trogne Tu n'étais qu'une enfant Tu n'avais que treize ans
Jasmin
A l'ombre de tes cils J'avais assis mon âme Au bleu de tes deux îles Où j'y ai rendu les armes
L'envie
Je t'ai cherché tant de nuit Que mes jours ne s'en souviennent De mes errances vers l'oubli Tu en es devenue gardienne
Suppliques
Aux sombres souvenirs Qui peuplent ma mémoire Que le temps s'éternise Sur ceux qui ont fait ma joie Et qu'il plonge dans l'oubli Ceux que je pointe du doigt
Poussières et cendres
Au souffle du temps Dans l'allée des tourments Je déposerai ma peine Que mon fardeau s'allège
A nous
A la douceur du temps qui passe Dans la tendresse de tes bras A la beauté des jours heureux Quand je plonge dans tes yeux
Psychose d'un névrosé
De psychoses en névroses Je pose ma prose Pour que mon cerveau n'implose
Mon moi
Depuis qu'j'ai tué mon autre moi Je sombre dans l'ennui Des journées fades et sans émoi