Les turpitudes d'un poète unipolaire

Essais poétiques

Dragon noir profil 1

Des ténèbres à la lumière

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Des ténèbres à la lumière

 

Quai des brumes

Quai des brumes

On se lève un matin sans envie
On se rend compte que l'soleil est parti
Qu'il s'est enfui
Alors on marche sur notre chemin de pluie

Un matin d'ennui

Un matin d ennui

On est là tous les deux
Sur l'muret des adieux
Par un matin d'ennui
On se dit qu'c'est fini

Un jour je serai roi

Un jour je serai roi

Paraît qu'tout à un sens
Même le mal qui relance
L'esprit en effervescence
Au bout de nos errances

Pourquoi tu m'aimes ?

Pourquoi tu m aimes

Comment peux-tu m'aimer,
Alors que moi, j'ai du mal à m'supporter.
Pourquoi tu dis qu'j'ai du talent,
Alors qu'de moi je n'suis jamais content.
J'voudrais tes yeux, juste une minute.
Pour voir à quoi j'ressemble,
Dans l'bleu d'ton océan.

N'attendons pas demain

N attendons pas demain


hey ! tu sais, j'voulais t'dire.
J'ai besoin de toi,
De tes yeux, de tes rires.
De tes mains et de tes cris.

La danse de l'heure

La danse de l heure


Au fond du trouble l'ennui
Qui me pousse vers la folie
Les jours se font en nuit
Et moi j'plonge dans l'oubli

Tourne la roue

Tourne la roue


Je sombre et je glisse
Dans mes terres hostiles
Entre le feu et le givre
J'affronte ma dérive

Il aurait fallu

Il aurait fallu
 

Nous sommes mort de toi
De n'avoir su trouver
La clé de ton moi
Si fragile et blessé

On verra demain

On verra demain

J'ai cherché la douceur
Tout au fond de mon cœur
Je n'y ai vu qu'la peur
Sournoise et pleine d'ardeur

Névrose au bois dormant

Nevrose au bois dormant

Je souffle sur la braise
Y a qu'là où ch'ui à l'aise
Ma plume dans les remous
Mon âme au fond du trou

Poussière

Poussiere

Tant de poussière sur mon chemin
Je perçois à peine le bout d'ma main
Comment croire en son destin
Dans ce labyrinthe sans fin

Merde à demain

Merde a demain

J'aurais aimé t'aimer
Dans la douceur d'une vie
Où tout semble facile
Et que rien n'est impossible

J'aurais voulu

J aurais voulu

Seul le silence comme horizon
Au milieu d'la toile de fond
Le peuplier se tord et rompt
Comme une retraite un abandon

J'aurais dû

J aurais du

Oui c'est vrai je n'ai pas su
Ou peut-être pas voulu
Te dire au revoir
Quand elle est venue te voir

Implosion

Implosion

Tu rêvais de voir fleurir
A la cime des nuages
Les fleurs solidaires
Des cœurs en partage

Peu importe le temps

Peu importe le temps

De tes soupirs de tes larmes
Quand les sanglots sont de mise
Tu peux rendre les armes
Rien ne nous divise

Les rêves au large

Les reves au large

Je serai sur le port ce soir
Voir mes rêves prendre le large
Du bout de la jetée
Là où l'horizon est mort né

Lourdeurs

Lourdeurs

Les silences de la mémoire
Hurlent nos souvenirs
Du fond de la nuit noire
Le vide nous attire

Clair de lune

Clair de lune

Ô sombre clair de lune
Qui n'éclaire plus ma plénitude
Qu'ai-je fait à ton astre
Pour qu'il brise le palastre

Floraison

Floraison

Au fond des larmes
Les lames de fond
Sans fondre la glace
La rose perd grâce