Les turpitudes d'un poète unipolaire

Les larmes du soleil

Les larmes du soleil

Le plaisir et l'envie
D'un écrin trop fragile
Au chemin de mes nuits
Tu étais celle qui brille

De mes mains ont filé
L'espoir de se r'trouver
Et le temps a figé
Mon amour tout entier

Le soleil meurt et moi je pleure
Dans ce train qui déraille
Le soleil pleure et moi je meurs
Loin du champ de bataille

Le regard qui hurle
A en mordre la poussière
Même le vent m'bouscule
Et le ciel devient cimetière

J'ai gravé sur ta tombe
Au sang de mon cœur
L'horizon qui sombre
Aux larmes de la douleur

Et le gout de la vie
La mémoire en sévice
De ces journées de pluie
Au dégout qui se hisse

L'hiver blesse et sème
Les adieux de chrysanthèmes
Des au revoir au je t'aime
Avec la mort pour diadème

De la mer en dérive
J'regarde vers ta rive
Que les flots m'délivrent
Que j'retrouve ton sourire


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Illustration de Aurora Müller from Pixabay

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