Ne prenez pas mal mes silences
Ni parfois même mes absences
Au nul parfum de l'indifférence
Mais au besoin de mes errances
De la solitude en confidence
Des sens en décence
De mes maux qui m'agressent
A la puissance de diablesse
Je hurle sur ma détresse
Sans aigreur ni indélicatesse
Je chasse ce qui m’oppresse
De mes faiblesses naît ma sagesse
Je ne suis soldat et je me bats ainsi
Sans conviction ni dépit
Envasé d'une fleur au fusil
Je combats mon pire ennemi
Face au miroir du déni
Sans illusion ni péril
Comme des larmes de sang
La noirceur du temps
A la couleur de ce que je ressens
Aux cris des aboiements
Je balaie ces sentiments
Au murmure du vent
Que ma noirceur vous épargne
De son indéfinissable hargne
A la lune de mes sourires
C'est là que je convie
Sans pleurs ni artifices
Ceux que j'appelle mes amis