Les turpitudes d'un poète unipolaire

Lettres mortes

dragon-noir Par 0

Lettres mortes

Sombrent les perles du temps
Dans le brouillard givrant
La rivière des ans passant
Qui s'éloignent tranquillement

Toutes ces choses perdues au loin
Qui hantent l'esprit et ses recoins
Éclairant le cœur à la lanterne
En nous laissant un regard terne

Les mots qu'on n'a pas su dire
Sans sanglots ou sans fous rires
Finissent au large pour s'évanouir
Et ne plus nous appartenir

Les lettres mortes échouées
Font pleurer les étoiles
Autant de rêves oubliés
Quand vient à tomber le voile

Et le vent qui distille
La symphonie des pissenlits
C'est la vie qui s'éparpille
Le papillon restera chenille

N'attendons pas qu'il soit trop tard
Ou bien le port s'ra vide un soir
N'attendons pas qu'il soit trop tard
Pour voir fleurir not' idéal

 

 Anke Sundermeier de Pixabay

 Dragon Noir. Tous droits réservés

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