Accroché à ma torpeur
J'ai rompu le charme
Au noir de mes humeurs
La nuit déverse mes larmes
Sous l'arc de la peur
J'ai déposé les armes
Attendant la lueur
Au milieu du vacarme
Le vent souffle son chant
Sur la braise des damnés
Alors je cherche le printemps
Dans l'hiver de mes pensées
Je m'invente des couleurs
A la soie de ton cœur
Le bleu de tes yeux filtre ma noirceur
Je renais avec mon peu d'ardeur
J'aperçois ton sourire chassant mes soupirs
Aux murmures de tes lèvres ta bouche me dire
Il faut aimer la vie à s'en rendre ivre
A trop souvent mourir on en oublie de vivre